VITRINE 18

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Crèmes, soins, toilette, produits dérivés

- Crèmes pour le visage aux noms étonnants…

Soins du visage au suc de laitue, au concombre, au suc de limaçon, à la moelle de bœuf, à la graisse d’ours, à la fraise ou à la framboise : entre le XVIIIe, le XIXe siècle et le début du XXe siècle, les marques de parfumerie et cosmétique n’ont cessé d’être inventives dans leur marketing pour séduire leur clientèle. 

Sucs végétaux pour « dissiper les rousseurs et blanchir la peau » mentionnés dans « L’Art du Parfumeur » (1801), bave d’escargot cicatrisante déjà plébiscitée par l’apothicaire Nicolas Lémery dans « Pharmacopée universelle » (1697), crème à la moelle de bœuf ou à la graisse d’ours nourrissantes, réparatrices et mettant au placard les soins plus anciens au blanc de baleine ; « Crème à la fraise pour le teint » fabriquée par Guerlain au XIXe siècle et devenue la favorite de l’Impératrice Sissi d’Autriche pour « illuminer son teint » ; crème à la framboise mentionnée dans de nombreux articles de la presse féminine de la Belle Epoque à l’entre-deux-guerres (Vogue, Femina…) promettant un visage radieux, ces dénominatifs génériques ont été référencés au catalogue de nombreuses marques. 

S’ils nous font aujourd’hui un peu sourire, ces soins aux noms insolites (plus que leurs recettes réelles) traduisaient déjà à l’époque la volonté des marques de répondre aux attentes d’une clientèle en quête de beauté et de jeunesse éternelle. Très inspirés des secrets de la nature, ces noms annonçaient déjà les prémices de notre cosmétique moderne…

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