VITRINE 5

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Les années 1900 à 1920

- « Le Printemps »

La violette est devenue, dès 1870, la fleur fétiche du célèbre grand magasin « Le Printemps ». Depuis la fin du XIXe siècle et pendant de nombreuses années, l’enseigne offrait à ses clientes un petit bouquet de violettes à l’occasion de la « Fête du Printemps » ! L’idée d’offrir cette fleur n’était pas seulement de la poésie, c’était un coup de génie commercial. 

Le fondateur du magasin, Jules Jaluzot, avait imposé une règle stricte : chaque 21 mars, jour de la réouverture de la saison, un petit bouquet de violettes fraîches devait être épinglé sur le revers du manteau de chaque cliente qui franchissait le seuil du magasin. En fin de journée, des milliers de femmes se promenaient dans les rues de la capitale en arborant la même fleur : c’était la première “campagne publicitaire vivante” et olfactive de la ville, faisant de la violette un sillage associé à la signature invisible du magasin.

Lors de l’Exposition universelle de 1900, le pavillon du Printemps a été élaboré par l’architecte Charles-Auguste Risler et l’affichiste Jules Chéret, sur le thème de l’Art nouveau…et de la violette… Les visiteurs du pavillon ne repartaient pas les mains vides puisque l’enseigne distribuait des éventails en papier, parfumés à la violette et illustrés par Chéret, ainsi que des flacons miniatures d’un parfum à la violette spécialement composé pour l’occasion. 

La senteur « violette » a été très en vogue de 1890 à 1920 grâce à la découverte des « ionones », molécules chimiques à odeur de violette. Les parfums à la violette étaient des grands classiques de toutes les maisons et grandes enseignes de parfumerie.

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